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MAS OYAMA 1923-1994

Fondateur du karate kyokushin

Kyokushin veut dire: l'ultime vérité

Oyama est né à Yong-I Choi, le 17 juillet 1927, dans le petit village de Wa-Ryongri Yong-chi Myonchul Na Do, en Corée du sud. Sa famille, considérée comme aristocrate, appartenait au clan de Yangban. Son père, Sun Hyang, était le maire de Kinje, la ville près du village où Yong-I Choi (plus tard Oyama) est né. À l'âge de 9 ans, Oyama commença la pratique du kempo chinois sous les instructions de Mr. Yi, un employé du père d'Oyama. Oyama était également un lecteur avide, il fut profondément affecté après avoir lu la biographie de von Bismark (1815-1898) d'Otto le chancelier prussien (1871-1890) de l'empire allemand. Bismark fut l'instrument de l'unification de l'Allemagne en l'espace de deux à trois ans, rendant ainsi la nation assez puissante pour contrôler la majeure partie de l'Europe.   

La philosophie de Bismark  fit une impression si forte sur Oyama qu'il décida de devenir le "Bismark" de l'Orient. Oyama sentit que son destin était au Japon et il quitta la Corée à l'âge de quinze ans. Une fois rendu au Japon, le jeune Choi changea son nom. Il adopta  le nom d'Oyama, comme la famille l'ayant accueilli au Japon.

En 1938, à l'âge de quinze ans, Oyama voulu servir le pays qu'il avait maintenant adopté comme le sien et joint donc l'académie (de la jeunesse) de l'Armée de l'Air du  "Yamanashi du Japon", avec comme intention de devenir pilote. En septembre de cette même année, Oyama fut bel et bien un étudiant de Gichin Funakoshi, fondateur du karaté Shotokan, à l'université de Takushoku. C'est à cet homme qu'Oyama se rapportera plus tard en tant que son véritable professeur de karaté. Tout au long des années, Oyama parla beaucoup de Funakoshi, relatant dans ses souvenirs sa présence douce et pourtant accablante. Oyama continua à enseigner certaines des nombreuses choses qu'il a avait  apprises de Funakoshi, dont les katas qui était le plus important.

À l'âge de dix-huit ans, Oyama obtenu le grade de ceinture noire nidan (2me dan). Oyama était un grand patriote et il se  portait toujours volontaire pour les misions militaires. Lors de l'une de ses missions près de Tokyo, une confrontation éclata entre lui et un officier, provoquée par ce dernier. Cette confrontation eut comme issue que Oyama frappa l'officier. Oyama fut  innoncenté, dû à la provocation de la part de l'officier, mais on lui ordonna d'être transféré dans un secteur du Pacifique.  Heureusement  pour Oyama la guerre venait tout juste de finir, et le transfert fut cancellé. L'annonce de la fin de la deuxième guerre mondiale écourta la carrière militaire d'Oyama. Le stress causé par la perte de son emploi et le déshonneur causé par la défaite de son pays d'adoption, fut presque insupportable dans la vie d'Oyama.

En 1948 Mas Oyama, prit  avec lui uniquement des livres et le nécessaire pour cuisiner et commença son  régime d'entraînement ardue au sommet du mont Minobu, en Chine. Le mont Minobu est le même endroit où au l'inspiration pour le Nito Ryu, son célèbre système de double épée.  Pour Oyama, c'était l'endroit idéal pour s'entraîner et être inspiré dans la même tradition que son idole, Musashi. De tout les livres que Oyama avait pris avec lui pour ce voyage, aucun n'était plus important que la collection sur Musashi,  par Yoshikawa. Pendant les dix-huit mois d'isolement dans la montagne, Oyama s'est confronté  aux éléments de la nature dans des entraînements de toute sorte. Par exemple de la méditation sous des chutes d'eau glaciale, exécutant d'innombrables sauts par dessus les buissons et les rochers, utilisant les arbres et les pierres comme Makiwaras ( surfaces de frappe pour l'endurcissement des membres, voir la photo ci-dessous) frappant de ses bras et de ses jambes.  
   Il commençait l'entraînement à 5 heures du matin, courant dans les pentes abruptes des montagnes. Il utilisait de grosses pierres comme poids, il les levaient une centaine de fois pour augmenter sa force.  Pour ajouter à cela il faisait  ses katas un minimum d'une centaine de fois chaque jour additionné d'une centaine de millier de techniques ( geri, zuki, uke). Il se poussait continuellement aux limites de l'endurance humaine. À la fin de son entraînement journalier, il faisait la lecture d'écritures Bouddhistes et s'asseyait dans la position zazen (en indien) et méditait.. Il commença alors à se visualiser étant vainqueur d'un taureau, utilisant uniquement ses mains nues.  S' il pouvait être assez fort et puissant pour battre un taureau avec son karaté, il deviendrait alors célèbre. Mais ce n'était pas la renommée qu'il recherchait principalement. Il pensa que cette renommée pourrait être comme un outil.  Ainsi s'il pouvait attirer l'attention des autres, il mettrait en lumière les vertus du karaté et lui, par le fait même, réussirait non seulement à atteindre son but de maîtriser le karate, mais aussi d'instruire les autres aussi dans la voie du karaté.
Après dix-huit mois de solitude,  Oyama revint à la civilisation.  Peu après le retour de son entraînement en montagne , le premier tournois de karate depuis la deuxième mondiale eut lieu au Japon, à Maruyama Kaikan à Kyoto. Oyama participa à ce tournois et sorti victorieux.  Mais Oyama était une jeune homme intense et cette victoire ne le satisfaisait pas. Il trouvait qu'il manquait quelque chose et que son karate n'avait pas atteint son plein potentiel.  Oyama retourna en montagne pour une autre année de dure entraînement de 14 heures par jour.  Jusqu'à ce jour, personne ne s'était infligé un tel régime d'entraînement. Après cette dernière période d'isolation, Oyama retourna à la civilisation et était prêt à appliquer tout ce qu'il y avait appris. C'est à ce moment que Oyama décida de vérifier ses technique dans un combat à mort contre la bête.

Mas Oyama, pour démontrer la puissance de son karate, testa sa force en combattant des taureaux enragés et cela à main nue. C'était une combat perdu à l'avance, non  pas pour Oyama mais pour les taureaux.  En tout, il combatti 52 taureaux, trois d'entre eux furent tués instantanément, et 49 eurent les cornes brisés par le tranchant de sa main. Ne croyez pas que cela fut facile pour lui. Oyama était fier de se rappeler sa première mésaventure avec un taureau enragé.  En 1957, à l'âge de 34 ans, il a faillit se faire tuer au Mexique, lorsqu'un taureau l'attaqua de dos en lui donna un coup de corne.  Oyama réussi quand même à le battre et à lui briser les cornes.  Il arrêta les démonstration durant 6 mois tandis qu'il récupérait de la blessure qui habituellement aurait été mortelle.  Aujourd'hui évidemment, les groupes de protections des animaux protesteraient vivement contre ce genre de démonstration même si toutes ces bêtes étaient destinées à l'abattage.

En 1952, il alla aux États-Unis pour un an, faisant des démonstration de karate en direct et sur la chaîne national de télévision. Durant les années subséquentes, il défia et combattu tout ceux qui le voulaient bien, au bout du compte il combattu 270 personnes différentes. La vaste majorité de ces gens furent battu avec un seul coup de poing. Aucun combat ne dura plus de 3 minutes et la majorité moins de quelques secondes. Sa méthode de combat était simple. Si vous ne vous brisiez pas sur lui, c'est lui qui le faisait.  S' il vous frappait vous étiez brisé, si vous bloquiez un coup de poing aux côtes, votre bras était alors brisé ou disloqué. Si vous ne bloquiez pas vos côtes étaient brisées.  Il est devenu une incarnation vivante du "guerrier japonais" ; la maxime Geki d'ichi, Hissatsu ou "un coup, mort certaine".  Pour lui, c'était la vraie technique du karate, le reste des techniques de jambes fantaisistes et autres techniques complexes étaient secondaires (même si ses coup de pied au visage étaient fulgurants). 

   Les combats de vie et de mort ont amenés de la notoriété à Oyama. Il utilisa cette notoriété pour l'aider à établir son organisation du kyokushin. La réputation d'Oyama grandissait à chaque combat de taureau, à chaque lutteur, boxer ou judoka battu. Il était un combattant sans égal et donna l'opportunité à tous ceux qui le voulait de se mesurer à lui, peux importe le style de combat.  Dans les cinquante dernières années il y eu plus de quinze million de membres du "worldwide Kyokushin Karate organization".  C'est grâce à  la puissance de ses coups, la force de ses poignées de mains, à ses enseignements remarquables ou par la qualité des enseignements des instructeurs qu'Oyama à formé que le Kyukushin est si populaire. 

Oyama qui était une légende mourut le 26 avril 1994, à l'âge de 71 ans.  Il pouvait battre un taureau ou n'importe quel homme sans problèmes. Mais le cancer était son ennemi caché.  Il ne pu battre son nouvel ennemi ni avec ses mains ni avec ses pieds. Aucune stratégie de combat ne pu lui sauver la vie. Il combattit 4 ans avec l'issu que nous connaissons aujourd'hui. Sa mort attrista non seulement le cercle du Kyukushin, mais toute la communauté des arts martiaux.

 

 

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Dernière modification : 20 janvier 2007