Retour à la page principale

 

 

 

 

 

Remonter

L 'histoire de  Joe et Morris

voici l'histoire de deux drôle de lurons qui passèrent dans nôtre école il y fort longtemps*. Il sont l'exemple parfais à ne pas suivre s.v.p.  Voici donc leur histoire .

*(les noms, lieux, ou tout autre référence ont été modifié pour préservé la vie privé des personnages ainsi que de leurs familles, enfants, parenté lointaine, animaux de compagnie ou plantes de toute sortes et meubles intérieurs extérieurs sans aucune discrimination.)

Groupe mélangé ou groupe homogène ? Orgueil ou travail d'équipe ?

Cette question me fut étrangement posé. Disons plutôt,  d'une manière étrange et inhabituelle surtout de la part d'un haut gradé. Ce qui, je dois l'avouer, me pris par surprise.

Je faisais réviser les geri de base à un petit groupe d'élèves avancés, lorsque avec stupeur j'ai constaté que les coups de pieds de base des hauts gradé étaient nettement inférieur à ceux de mes ceintures avancées (verte), plus grave encore, ils en oubliaient les principes de base du coup de pied en question et ils ignoraient les consignes que je leur prodiguais sur le moment.

Les ceintures avancées tant qu'à eux, exécutaient de manière correcte voir même étonnante pour leurs niveaux. Évidement , pour ceux qui me connaisse, il me fut impossible de ne pas faire de comparatif sur leurs techniques, de manière à piquer  l'orgueil des hauts gradé (que j'appellerai pour la cause Joe ,Tic, Tac et To,) et ainsi espérer avoir de meilleurs résultats.

Le résultat escompté ce produisit pour deux d'entre eux. Mais Joe lui, réagit autrement, et sa technique ne s'améliora pas.

Quelques semaines plus tard Joe revint me voir et me dit qu'il n'avait pas du tout aimé le cour en question et qu'il s'était senti humilié de faire comparer non favorablement ses techniques.  Il ajouta que je me devais de séparer les groupes de manière à ce qu'ils soient homogènes dans leurs grades.

Dans la même conversation , et sur un tout autre sujet ,ce même Joe me dit aussi qu'il n'accepterait jamais de se faire enseigner  par un moins haut gradé que lui. Ces quelques déclarations anti-martiales furent bien assez pour me titiller l'esprit pendant quelques jours. 

Bien sur, je suis sincèrement désolé pour cet élève si il c'est senti humilié. Ce n'était certes pas là mon intention. Mais ce sentiment cache aussi un orgueil démesuré, qui sans contredis n'a pas sa place dans les arts martiaux, surtout au niveau de Joe (ceinture noire 2ème Dan).

Dans un groupe il y a toujours des plus forts et, inévitablement, des plus faibles. Il est impératif de faire profiter les plus faibles de l'expérience des plus fort. C'est aussi vrai lorsque le plus faible est plus haut gradé. Ce n'est pas réduire ce dernier, mais bien lui permettre de progresser encore et encore. Personnellement j'apprend avec chacun de mes élèves. Ce qui fait de moi un homme privilégié car,  je n'ai pas un seul maître, j'en ai des dizaines. Qu'ils aient 80 ans et ceinture noire 26ème dan ou 8 ans ceinture blanche.

 L'humilité  , dans les arts martiaux comme dans la vie, est bien plus qu'une qualité, elle est une nécessité, pour que la progression du corps et de l'esprit soit toujours constante et agréable. Malheureusement cet élève n'a pas compris cet facette de l'humilité, mais je suis sûr, du moins je le souhaite, qu'un jour il la comprendra. Mais cela n'arrive pas du jour au lendemain ... il faut du temps et de la persévérance et malgré tout  mes efforts je ne suis , moi aussi, qu'un novice dans cet art de vivre qu'est l'humilité.

Les différentes approches dans l'étude du combat.

Il y a  longtemps* Joe , un élèves, m'a fait la réflexion que les combats du Namaki Ryû n'étaient pas assez réalistes et que cette manière de combattre ne nous apprenait pas réellement à nous défendre en cas de situation réelle. 

Premièrement je doit rappeler la philosophie de l'école.  Nous avons la conviction profonde que la meilleure façon d'apprendre le combat est par la pratique régulière avec le plus d'adversaires différents possible. Mais ces combats doivent  se faire dans un respect et une entraide mutuels et non comme un combat poussé par la seule volonté de vaincre.

Cette volonté doit évidement être présente mais contrôlée et non mise à profit de combat d'égo plutôt qu'à de véritables progressions techniques. C'est pourquoi les combats du Namaki Ryû sont sans contact ou avec léger contact, du moins avant la ceinture noire. Les combats gagnent ainsi en fluidité, en vitesse et donc en difficulté technique. Elle force le pratiquant à développer ses déplacements et sa vitesse d'exécution et réduit de beaucoup les risques de blessures et , argument majeure, rend le combat accessibles à tous  , et ce à tous les niveaux. 

Bien sur certain diront que l'efficacité doit aussi faire partie des combats .  Évidement, mais tout dépend de ce que nous entendons par efficacité. Une technique bien faîte mais arrêtée quelques centimètres avant l'impact, avec assez de jeu dans l'articulation pour dépasser le corps de l'adversaire, personnellement je trouve la technique très efficace. La technique n'est pas obligée de faire mal ou de bousculer le partenaire pour être valide. Si les pratiquant sont sincères ils sauront quand et comment il ont fait une erreur.

Bien sur , certain diront qu'il existe des équipement spécialement conçu pour la pratique sécuritaire. Oui, mais ces équipements sont généralement dispendieux et d'une durabilité douteuse, ce qui en fait un fardeau supplémentaire aux familles avec de moins  moyens et, ce qui d'après moi est le point majeur sur le port des équipements de combat, c'est la perte de la peur de faire mal. Les gens se sentent en sécurité et comme si ils ne pouvaient plus faire de mal (et ne plus avoir mal non plus) ,  ils ce lancent donc dans des techniques et des déplacements dangereux , inadéquats au travail avec partenaire, ce qui parfois, crée de malheureux accidents qui passent de la simple perte du souffle au né fracturé, doigt et orteil cassé, côte fêlée ou même cassée.

Tous ces accidents sont comme le mot le dit des accidents, car très rarement les blessures sont causées par malveillance :  imaginer deux personnes entrant en collision alors qui foncent littéralement sur leur adversaire sans ou presque sans retenue... l'un le bras tendue devant lui et l'autre sans garde. C'est ce qui arrive parfois lors des combats qui ce font avec trop d'intensité et trop peu de retenue.

Certaines personnes sont prêtes à courir ce risque et,  personnellement je le suis  aussi. Mais ce n'est pas le cas de tous et surtout pas d'une fillette de 10 ans.  C'est pourquoi je ne peux autoriser ce type de combat au sein du Namaki Ryû. Mais dans un respect absolue des autres méthodes d'enseignement j'ose croire que ce n'est qu'une opinion et non un fait que je vous propose ici.

La pratique au dojo, travail à la maison, ceinture égale ?

 Un jour un élèves talentueux ,Joe, vint me voir et me dit :

Il y a des élèves qui  passent des ceintures même si ils  ne s'entraînent  pas chez eux, et ils les passent aussi vite que les autres, c'est pas juste.

Premièrement je veux dire que c'est une grave accusation que d'insinuer ainsi que son senseï fait passer des ceintures à des gens qui ne les méritent  pas. C'est plutôt cet élève qui ne mérite pas sa ceinture avec de telles sornettes.  Le mérite d'un grade ne va pas qu'aux performances , elle va à la progression du point A au point B selon les capacités de l'individu. Il vrai qu'il y a des élèves mordus qui travaillent  beaucoup chez eux et dans les cours. Je suis fier d'eux et les encourages vivement. Mais tous ne peuvent pas avoir la même passion. N'oublier jamais qu'une ceinture ne veut rien dire si vous n'êtes pas sincère dans votre cœur. Les arts martiaux se pratiquent pour soi-même et non pour se comparer. La volonté et le désir de réussir est propre à chacun, et bien que j'encourage le travail assidue je ne peux l'exiger. Il n'y pas de justice car il n'a pas a y en avoir. Chacun à droit à sa chance, chacun mérite d'avoir la chance d'apprendre à aimer ce qu'il fait. Bien sur l'élève qui ne veux pas du tout, qui ne travaille ni à la maison ni au dojo ce verra inévitablement retardé dans sa progression. Mais il ne sera pas abandonné, car la voie du guerrier mérite d'être montrer. Si celui là refuse encore et bien cette fois il sera rediriger vers une activité mieux adaptée à ses besoins. Les plus méritants au sein du Namaki Ryû, se voient offrir le titre de sempaï ( ou d'apprentis) ce sont ceux dont le travail assidue, les qualités techniques et la philosophie,  sont exemplaires . Voila donc la vrai récompense d'une réelle sincérité et assiduité. Car n'enseigne pas qui veux dans le Namaki Ryû, uniquement ceux qui furent choisi.

La pratique au dojo ? suffisante ?

Joe* vint me voir par un beau jour de printemps pour m'expliquer sa vision des choses. Il m'expliqua alors qu'il avait la conviction que nous ne pratiquions pas assez les katas et que les élèves ne les savaient pas suffisamment ... à son avis. Sacré Joe , il a le don pour les affirmations peu respectueuses ... mais bon ! 

Premièrement, à mon sens , mes élèves et ce dans la grande majorité des cas savent très bien leurs katas , mais plus important encore, comprennent avec le temps, les techniques et la mécanique qui s'y cachent. 

Deuxièmement ,si dans les écoles que j'ai le bonheur de diriger , nous pratiquons un peu moins les katas , c'est qu'il y a une bonne raison : c'est le fruit d'une aisance personnelle. Ce qui d'ailleurs est absurde car ma spécialité est justement le travail des différents katas. Et c'est justement pourquoi je sais que pour qu'il y est une belle progression les conseils techniques et diverses corrections doivent ce faire au dojo et , selon moi, la majorité de la pratique et de la maîtrise devrait se faire à la maison. Pour le simple fait  que les élèves doivent profiter au maximum du temps passé avec leurs senseïs. Sinon à quoi servons nous, à regarder les élèves s'entraîner ? je ne crois guère que ce soit ce que les élèves désirent. Les auto-défenses, les combats, les techniques apprises pas le biais de travail d'équipe, ou de techniques pratiquées exclusivement sous la supervision de professeurs expérimentés, ont bien plus leur places dans le dojo ... question pratique.

Les requêtes, demandes et autres

Voila notre Joe* qui , un jour , demanda des choses un peu inquiétantes mais surtout de manière irrespectueuse . 

Joe me dit un jour, " il y aura bientôt des examens de ceinture noire et mon troisième cousin de la fesse droite serait supposé participer à l'examen car cela fait bientôt "x" années qu'il pratique le karaté..."

 Déjà là, il y a des choses qui ne collent pas mais écouté bien la suite.

" ...mon cousin est , selon moi , bien meilleur que monsieur "y" qui lui, passera bientôt sa ceinture noire, donc mon cousin serais sensé de passer l'examen lui aussi, pourquoi ne le passe-t- il pas ?..."

Avec des affirmations comme celles-là  , il faut respirer par le nez et essayer de voir le positif et la vérité dans cette histoire. Effectivement le cousin était un bon élève. Probablement une fois et demi supérieur en talent que le fameux monsieur "y". Effectivement il avait déjà quelques années de pratique dans le corps, la moyenne générale pour les ceintures noires. Mais aussi, il ratait souvent ses cours et il ne travaillait qu'à 50% de son potentiel. Alors ma réponse fut, Non ! il la passera dans un an comme prévu. Et Joe dans toute sa splendeur me répondit quelques jours plus tard.

" Ouin, là mon cousin il est ben déçu de ne pas passé sa ceinture noire, je crois qu'il va lâché le karaté, pis si il lâche et bien moi aussi. Dans le fond, j'ai commencé le karaté pour lui tenir compagnie" 

Après plusieurs nuits à méditer longuement sans pouvoir trouver le sommeil, j'ai finalement pris une décision que je regrette amèrement aujourd'hui .

J'ai laissé passer le cousin de Joe. Après tout il avait les qualités techniques. Ce cousin ce nommait Morris. Il fit un examen acceptable, et reçu sa ceinture en même temps que Tic ,Tac et To. Malheureusement , une erreur ce glissa dans nôtre banque de données informatiques et nous commandâmes 2 ceintures beaucoup trop longues. celle de Tic et celle de Morris. Tic ne dis rien au sujet de sa ceinture, il se contenta d'accepter nos excuses. Morris lui me téléphona.

" Comment ça que ma ceinture est trop grande, vous êtes supposé vérifier les grandeur de ceinture avant de commander. Va falloir que vous soyer mieux organiser que ça si vous voulez que ça marche....ça peut pas marcher comme ça ... la ceinture noire c'est la plus importante pis là est trop grande, je vous ai payé xxx dollars pis la ceinture n'est même pas correcte..."

Morris ne savait pas alors que nous avions déjà prévu de  nouvelles ceintures .  Mais après cette sérénade qui dura en tout, près d'une demie heure. je fis canceller les nouvelles ceintures, et lui répondit de couper la sienne si il la trouvait trop grande. Plusieurs objections et longues explications s'en suivirent pour n'aboutir finalement à rien. 

Ce geste peut vous paraître étrange et avare de ma part mais il n'en était rien. Une école d'arts martiaux n'est pas une épicerie ou un magasin de sports. Pourtant notre désir de répondre au besoin de chacun, est constant et ,au passage, bénévole. Des reproches, menaces et chantage non aucunement leur place dans les arts martiaux ni dans le club de karaté Namaki Ryu.  Par principes moreaux, vue cette inacceptable manière de demander , j'ai refusé de réparer l'erreur, qui pourtant l'aurait été en d'autre circonstance. Venant de pratiquants d'art martiaux, qui plus est ceintures noires, c'est inacceptable et cela démontre bien que Joe et Morris n'ont rien compris aux arts martiaux. Nous avons gardé ces élèves un certain temps (en espérant qu'ils changent ) puis ils ce sont en allé. On ne les a jamais revu dans notre école.

 O Senseï Anthony


À lire également les autres articles de O Senseï Anthony¨:Le mot du mois

 
Remonter ]
Envoyez un courrier électronique à namakiryu_4@hotmail.com  pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Copyright © 2006 Club de karate Namaki ryû
Dernière modification : 28 août 2008