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Mot du mois 

avril 2007

La compassion

Bonjour à tous chers amis,

En ce mois d’avril 2007 j’aimerais vous entretenir sur la compassion.  Mais puisqu’il y a des gens beaucoup plus compétent que moi pour vous parlez de ce sujet je citerai donc un être pour lequel j’ai un immense respect : sa sainteté le Dalai Lama . Bien que nos religions soient différentes, il n’en reste pas moins que son message sur le plan humain me touche et me porte à réfléchir sur la voie que je dois emprunter en ce attrait à la compassion. Donc si vous me le permettez, j’aimerais partager avec vous ce mois-ci, un texte tiré de l’un de ses nombreux ouvrages. J’y apporterai aussi quelques commentaires personnels, sans prétention,  à la suite de ce même texte. Bonne lecture !

« Plus nous sommes concernés par le bonheur des autres, plus nous construisons en même temps le nôtre »

Par Sa Sainteté le Dalaï Lama

Une grande puissance de compassion, de dimension universelle

Lorsque vous méditerez sur la compassion, réfléchissez à la manière dont les êtres sensibles subissent l’expérience de la souffrance. Pour décupler votre force de compassion, commencez par visualiser un être en proie à de graves tourments, par exemple, un animal de boucherie destiné à l’abattage. Imaginez l’état mental de cet être dans une telle situation, puis suscitez en vous le souhait fervent qu’il soit délivré de cette souffrance.

Vous pouvez aussi visualiser d’autres êtres. Les exemples ne manquent pas, quand on voyage en train en Inde, de malheureux de toutes sortes, animaux et humains. Imaginez ces créatures qui, malgré une soif de bonheur égale à la vôtre, subissent un malheur patent. De même, les hommes emploient des animaux comme bêtes de somme. Villes et villages sont peuplés de bovins que la société indienne interdit de tuer, mais dont personne ne se soucie plus lorsqu’ils sont devenus vieux et inutiles. En Inde, on voit aussi des mendiants - aveugles, sourds, muets, infirmes - et des miséreux. Au lieu de les aider avec compassion, les gens les évitent ou les chassent, quelquefois même avec des coups. C’est là un spectacle courant dans n’importe quelle gare indienne.

Visualisez ainsi n’importe quelle situation que vous jugez insupportable. Cela vous donnera une grande puissance de compassion qui atteindra plus facilement une dimension universelle.

Souhaiter le bonheur de tous les êtres sensibles qui en sont privés est ce qu’on nomme amour universel, et le vœu qu’ils soient libérés de la souffrance est appelé compassion. Ces deux méditations peuvent être effectuées ensemble jusqu’à ce que, sous leur effet, un changement se produise dans votre esprit.

L’attitude extraordinaire

Votre entraînement à l’amour et à la compassion ne doit pas en rester au stade de l’imagination ou du souhait ; il faut faire naître en vous une intention sincère de vous consacrer activement à soulager les êtres sensibles de leurs souffrances et à les rendre heureux. C’est le devoir d’un pratiquant que de se mettre à l’œuvre dans ce domaine. Plus fort vous cultiverez la compassion, plus vous vous y sentirez tenu. En effet, à cause de leur ignorance, les êtres sensibles ne connaissent pas les méthodes qui leur permettraient d’atteindre leur but. C’est la responsabilité de ceux qui possèdent cette connaissance que de réaliser leur intention d’œuvrer pour leur bien.

Cet état d’esprit est appelé attitude extraordinaire, ou attitude d’exception. Selon le témoignage des traditions orales, cette attitude extraordinaire s’accompagne d’un engagement semblable à la signature d’un contrat.

Lorsque vous aurez suscité en vous l’attitude extraordinaire, demandez-vous si, en plus de votre courage et de votre détermination, vous avez réellement la capacité d’apporter un bonheur authentique aux autres êtres sensibles. C’est seulement lorsque vous leur aurez montré la juste voie de l’omniscience et qu’ils auront éliminé l’ignorance qui est en eux qu’un bonheur durable sera à leur portée. Bien que vous puissiez travailler au bien des autres en leur apportant un bien-être temporaire, la réalisation des buts ultimes n’est possible que s’ils prennent sur eux de dissiper leur ignorance. Il en va de même pour vous : si vous désirez atteindre la libération, cette responsabilité vous incombe.

Sa Sainteté le Dalaï Lama

Paru dans la revue "Dharma - Compassion et médecine"
Ref D.G. Diffusion : 11194    Auteur : Collectif
Editeur/Label : Prajna
EAN :9782905188601

 

Suite à la lecture de ce texte, je crois qu’il nous est plus clair la définition du mot compassion et la manière de ressentir cet état d’esprit.  Je ne crois pas qu’il faut être absolument d’accord avec tout ce dont nous propose le Dalai Lama mais une chose est sûre, c’est que ce message n’en est pas moins un de paix et d’amour que tous, quelque sois notre religion, devrions s’efforcer d’au moins comprendre et idéalement, mettre en pratique.

 La misère est partout, et même ici dans notre beau pays que l’on dit civiliser il y en a bien plus que l’on ne veut en voir. Nous passons encore devant les sans abris comme devant des chiens errants, sans même y porter attention. Et lorsque nous les regardons, c’est généralement pour mieux les mépriser ou en avoir honte. Regardons uniquement comment nous traitons nos aînée et vous verrez, il n’y pas uniquement en inde ou la compassion est nécessaire.  Si chacun d’entre nous ce souciais juste un peu plus des autres, nous vivrions assurément dans un monde bien meilleur que celui dans lequel en vie en ce moment.

Une autre chose importante à mes yeux est de ne pas mélanger compassion et pitié. Ce sont deux choses très différentes.  La pitié, contrairement à la compassion, n’est pas dirigée pas  un sentiment de profond altruisme. Elle n’est là que pour soulager nos petits esprits  ronger par l’égoïsme et n’est en fait, utile qu’a nous même. Les êtres dans le besoin non nulle besoin de nôtre pitié, pitié rime souvent avec mépris ou dégoût. Par contre ils ont besoins qu’on comprennent vraiment leur misèrent et que, ultimement, nous les aidions à moins souffrir.

Par exemple : Le propriétaire d’un dépanneur voit un sans abris appuyer devant sa vitrine à mendier de l’argent. Celui-ci fait, selon lui, fuir sa clientèle à cause de son apparence quelque peu repoussante. Le propriétaire sort alors rencontrer l’homme. Il prend un 20 dollars et le donne à l’homme en échange de quoi, il devra changer d’endroit pour mendier. Ce propriétaire a eut alors de la pitié pour ce mendiant en lui donnant ainsi de l’argent pour qu’il parte. Revoyons le tout autrement.

Le propriétaire d’un dépanneur voit un sans abris appuyer devant sa vitrine à mendier de l’argent. Celui-ci fait, selon lui, fuir sa clientèle à cause de son apparence quelque peu repoussante. Le propriétaire sort alors rencontrer l’homme. Il lui offre alors de venir travailler pour lui comme commis. Il le fait entrer, lui fait prendre une bonne douche et lui prête quelques vêtements de travail. Ensuite il lui enseigne ce qu’il veut qu’il fasse pour lui. Il luis offre de dormir temporairement dans le commerce en échange de ses services comme gardien de nuit et ce,  jusqu'à ce qu’il ait suffisamment d’argent pour ce trouver un loyer convenable. Ainsi le propriétaire ne lui fait pas réellement fait la charité mais il lui donne l’occasion de retrouver sa dignité, ce qui entre vous et moi, vaut bien plus que 20 dollars.

La question suivante serra assurément posé, mais que cela a il a voir avec les arts martiaux ?

Et bien, tout justement. Nous autres artistes martiaux, qui nous conditionnons à s’améliorer personnellement chaque jour, il nous est nécessaires, surtout au niveau de la ceinture noire d’être concerné par les autres.

 Nous nous entraînons tous pour de différentes raisons, mais n’oublions pas qu’une ceinture noire exprime un passage important, une transition entre un monde d’ignorance (c’est relatif quand même) et un monde de prise de conscience sur le monde qui nous entoure et ce, autant sur le plans technique, philosophique ou humain.

Par ce passage symbolique, marque le début d’un grand voyage ou l’ego devient de moins en moins important et ou l’amélioration constante de l’être dans sa globalité  devient la priorité.

 Mais encore là, il ne s’agit que de mon opinion et vous être libre de la partager ou non.

Sur ce je vous souhaite un agréable mois d’avril et vous dit, à la prochaine.

 

O-Sensei Anthony Morin


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Dernière modification : 28 août 2008