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 Mot du mois  

mars 2007

La Droiture

 

Bon mois de mars à tous!

Je suis heureux de vous retrouvez, un peu en retard certes… mais tout de même.

Le mot de ce mois-ci sera consacré à une autre de nos valeurs privilégiées, la droiture. Le mot dans sa définition veut tout dire.

¨ Qualité d’une personne intègre, qui ne s’écarte pas d’une règle morale.

Dictionnaire Antidote de prisme.

Ces règles morales sont les mêmes règles qui régissent notre monde. Ce sont des règles de vie et de paix. Par contre, nous autre nord-Américain, avons des visions différentes du reste du monde en ce qui en attrait de ce qui est moral ou non. Je n’entrerai surtout pas dans ce genre de débat idéologique disons seulement que nous sommes différent. Néanmoins, bien que différentes certaines règles de base demeurent. 

Tuer volontairement, voler, faire du mal volontairement, calomnier autrui, etc. ce sont tous des actions répréhensibles moralement et par la loi.

Et là, ne confondez par avec les dix commandements… s v. p…

Finalement, la droiture de quelqu’un selon le Namaki ryû, ce doit être quelqu’un qui est exempt de tout reproche aux yeux de la société. Non pour une question légale, mais bien pour une question morale. Cette personne doit suivre cette voie morale, parce qu’elle est consciente de la nécessité de ces principes fondamentaux et non uniquement par peur de représailles juridiques.

Par exemple :

 Un maître et son disciple se promenaient un jour sur une petite route de campagne du Japon. Ceux-ci était fort pauvres et n’avaient guère de quoi ce nourrir chaque jour. Il marchait ainsi d’une ville à l’autre afin de recruter d’autres élèves, qui avec leurs dons,  les auraient aidés à mieux vivre.

Ils marchaient tranquillement, lorsqu’ils rencontrèrent un riche marchant qui venait dans le sens opposé. Le Maître et son élève le saluèrent poliment, mais n’eurent aucune réponse en retour. Le maître n’en fit aucun cas et poursuivit sa route. Le disciple lui, figea sur place, dévisageant ce malotru personnage. Il vit alors quelque chose tomber de l’homme. Il attendit que celui ait été suffisamment loin puis, il couru ramasser le bagage. L’impoli marchant avait perdu sa bourse. Celle-ci était lourde et semblait être bien garnie. Effectivement lorsqu’il l’ouvrit, elle contenait plus ou moins d’argent pour vivre, lui et son maître pendant plusieurs mois, et ce, grassement. Il courut rejoindre son maître, exalté de sa découverte. 

-         Où as-tu trouvé cet argent?

-         C’est le marchant qui l’a perdu! regardez! Nous sommes riches!

-         Non! Tu dois rendre cet argent, et tout de suite.

-         Mais maître…? Il ne s’est pas rendu compte de sa perte!

-         Tu sais à qui est cet argent, tu dois le rendre sans tarder à son propriétaire.  Si tu ne le fais pas, tu sera ni plus ni moins qu’un vulgaire voleur.

-         Bien maître! répond le disciple en baissant la tête.

-         Allez, et dépêche-toi, je t’attendrai en ville.

Le disciple salua son maître et rebroussa chemin. Mais à peine le vieil homme avait-il disparu de sa vision qu’il commença à réfléchir. 

« Ce n’est pas un vol! Cet homme l’a perdu. Celui qui le trouve, c’est celui qui le garde »

Il rebroussa chemin de nouveau, cette fois en direction de la ville.  Avant de retrouver son maître, le jeune homme s’arrêta dans de petits commerces et dilapida tout l’argent qu’il avait trouvé. Il s’acheta de nouveaux habits, prit un bain de fleur de thé, joua au dé, mangea à s’en rompre l’estomac, puis termina la soirée en agréable compagnie.

Le lendemain, il alla chercher son maître dans la ville. Il le retrouva couché sous un pont.

-         Où as-tu pris ces habits? Demanda le vieil homme.

Le disciple se contenta de baisser les yeux. Pris soudainement de honte face à son action. Le maître compris alors ce qui était arrivé et il le banni sur le champ.  Le maître retrouva le marchant après plus d’un mois de recherche. Il lui demanda de pardonner son ancien disciple. Garant du comportement de son ancien élève, il offrit ses services en tant que serviteur en échange de sa dette. Il demeura ainsi au service du marchant le reste de ses jours.

Cette histoire ne veut évidemment pas dire que le Namaki ryû se porte garant des erreurs commises par nos élèves. Elles démontrent uniquement la prise de conscience de l’individu au niveau de la moral malgré la faveur de la loi.

Nous autres artistes martiaux, nous nous devons d’êtres des modèles de société. Nous forgeons nos corps et nos esprits dans l’ultime but de faire avancer la société dans une voix pacifiste. Cela peut sembler idéaliste, mais c’est mon opinion. Pour certaines personnes les arts martiaux sont une passion, pour d’autres, une simple activité. Pour moi ils régissent et guident ma vie…en vérité ils sont ma vie. Mais ne vous inquiète pas, ma vie est un peu plus étoffé que cela : famille, amis, travail et autres sports, alors inutile d’envoyer de carte de sympathie à ma femme.

 Le Namaki ryû ne peut se permettre d’avoir dans ses rangs des individus qui ne seraient pas respectueux des règles de morale de base. Du plus petit élève au senseï le plus haut gradé, nous nous devons d’être sans tache. Pourquoi?  Pour que jamais les arts martiaux (du Namaki ryû du moins) ne soient utilisés à de mauvaises fins. Vaut mieux prévenir que guérir, non?

Voici une liste des comportements jugés immoraux par le Namaki ryû :

·        Meurtre, tentative de meurtre, complot, menaces… etc.

·        Viol, agression sexuelle… etc.

·        Agression violente, violence conjugale, violence aux enfants, violence psychologique

·        Pédophilie ou toute autre activités y étant reliées.

·        Vol, Fraude, extorsion, “taxage”.

Voila, peut être que j’en oublie, mais je sais que le principal est là!

Je ne me veux pas moralisateur, mais je suis adepte du gros bon sens et ses pourquoi j’aime mieux en parler maintenant pour que tous sois au courant de notre idéologie et que ce soit clair pour tous. Nous ne voulons pas de ce genre de personne avec nous, voilà tout.

J’ai eu vent d’une rumeur au sujet d’une organisation qui conservait au sein de leur équipe, une personne et ce haut gradé, ayant des comportements répréhensibles dans la même liste ci-haut mentionnée.  Je ne peux les jugées, mais si certaines personnes haut placées dans cette organisation lisent ce texte et se reconnaissent, je leurs demandes de bien réfléchir à la répercussion que leurs décisions à sur la réputation des arts martiaux et évidement, de leur organisation.

Ce n’était pas un sujet facile à aborder… mais voilà, c’est fait. Si quelqu’un ce sens brimé par mes propos ou mes opinions me veuillez contacter au : namakiryu_4@hotmail.com Je vous répondrai aussi rapidement que possible.

Sur ce, je vous souhaite une fin de mois de mars!

Portez-vous bien.

O-senseï Anthony Morin


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Dernière modification : 28 août 2008