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LE
RESPECT Bonjour
à tous et à toutes et bien entendu, bonne année 2007! Que celle-ci vous soit
douce et enrichissante! En
ce début de nouvelle année j’aimerais vous entretenir des sept qualités ou
vertus essentielles aux véritables artistes martiaux. Les voiçi dans un
certain ordre, mais elles sont toutes aussi importantes les unes que les autres
bien que certaines soient plus essentielles que d’autre dans la vie de tous
les jours. ·
Respect ·
Humilité ·
Droiture ·
Compassion ·
Intégrité ·
Persévérance ·
Courage Pour le mois de janvier, je débuterai donc avec
mon humble opinion sur le respect. Celle-ci demeure discutable et si vous avez
quelconque commentaire n’hésitez surtout pas à communiquer avec moi au namakiryu_4@hotmail.com
. Les autres suivront dans les mois à venir. À mon sens, le respect, est la plus importante des
qualités énumérées plus haut. Elle est à la base de toutes les autres et
sans elle, notre société ne serait que chaos. Malheureusement, de nos jours le
respect n’est justement pas chose aussi courante que l’on pourrait le
croire. Regardez autour de vous et vous verrez, peut-être même en
regardant vos propres comportements , vous y trouverez certains comportements
douteux. Personnellement je ne suis
pas exempt de cette introspection. Moi
aussi j’ai parfois des comportements douteux. En outre, j’essais de les
limiter au maximum et lorsque c’est possible, de réparer mes erreurs.
Personne n’est parfais, mais tous devrions avoir comme but ultime de le
devenir. Dans les arts martiaux, surtout dans les arts
martiaux asiatiques, le respect est une chose prédominante et essentielle à sa
pratique. Même pour nous qui sommes en occident, cette culture du respect
devient primordiale au sein des différentes écoles et styles d’arts
martiaux. Les rituels varient entre les écoles, mais généralement les mêmes
éléments généraux ce présentent . Le respect des professeurs et des élèves
seniors, le respect mutuel entre les élèves et de professeurs à élèves. Le
respect de l’endroit où l’on s’entraîne, dojo ou autre appellation. Ce
sont les mêmes règles de respect que chez nous, au travail, dans la société
en générale et dans nos familles. La
ponctualité, la politesse, une certaine éthique face à la hiérarchie, tant
familiale qu’au travail. Comme je
l’ai mentionné plus haut, sans respect, sans règles, toute notre société
s’effondrerait dans le chaos. Dans la société comme dans les arts martiaux,
c’est aux figures de proue de montrer l’exemple. Dirigeant de toutes sortes,
enseignants, parents. Ce sont à eux que revient la tâche de démontrer et de
faire respecter cette nécessité qu’est le respect.
Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Dans le domaine du respect dans les arts martiaux, on peut distinguer
deux grandes catégories. L’éthique et le comportemental. Les deux ont leurs
places et ne vont pas sans l’autre tels le yin et le yang. Le
respect de type comportemental Ce type de respect est le plus important, car
c’est celui qui est le plus prêt de la vie réelle. Outre toutes les formalités
décrites dans les paragraphes plus bas, il y a toute la dimension humaine et
relationnelle entre les pratiquants. Il serait bien trop long de décrire tous
les exemples, mais en voici quelques-uns. Le respect physique :
Blesser ou faire mal à quelqu'un, et ce,
intentionnellement ou par négligence, est la forme la plus connue de manquer de
respect envers quelqu'un, et ce, à travers le monde.
Il faut toujours se soucier de la sécurité de nos partenaires d’entraînement.
Lors des projections et des clés, des combats, des techniques en déplacement,
etc. Toute activité demandant une interaction entre deux personnes doit être
faite dans le respect le plus complet. Cela veut dire aussi respecter ses
limites physiques ou psychologiques. S’adapter à l’âge et à la capacité
de notre partenaire. Lorsqu’il s’agit d’un adversaire, le même décorum
et le même respect s’appliquent. Gagner ne veut pas dire humilier ou blesser
l’adversaire. Le respect
psychologique : Celle-ci est aussi importante que la précédente.
Rire ou se moquer des faiblesses des autres est un acte aussi vil, que de le
frapper lorsqu’il est au sol , désarmé et sans défense. La gentillesse et
la politesse demeurent un pré-requis partout et surtout au dojo. Un artiste
martial doit toujours garder son calme, même dans l’adversité. La
ponctualité : Simple, mais pourtant l’une des plus répandues
à travers le monde. Lorsqu’on arrive en retard au cours comme ailleurs, cela
est perçu comme un manque d’intérêt et de respect envers ceux qui nous
attendent. La ponctualité aura toujours sa place partout. Le décorum : Lorsque nous entrons dans un dojo ou tout autre
endroit où le calme et la discipline sont de rigueur, il est normal qu’un
minimum de retenue soit préservé. Hurler ou parler fort non pas sa place dans
de telles situations. Il en va de même pour les rires excessifs, ou courir ou
se comporter comme dans une cour de récréation. Dans les cours et dans le
dojo, on doit se tenir convenablement, être calme et réceptif, travailler en
faisant toujours de son mieux et obéir aux directives des professeurs. Le respect
de sois-même : Le plus important de tous, car si vous ne pouvez
vous respecter vous-même, vous pourrez difficilement respecter les autres. Cela
signifie entre autres respecter ses limites, se faire confiance, accepter ses défauts
comme ses qualités, etc.
La propreté : Autant utile pour ce respecter sois même,
qu’autrui. La propreté est une nécessité tant sur le plan du respect que de
la santé. Un esprit sain dans un corps sain… Le respect
des biens d’autrui Faire attention au matériel et au lieu qui ne sont
pas à nous est une autre forme de respect
fondamental tant au dojo que dans la société. Le vol ou le bris de ceux-ci
sont non seulement un manque de
respect flagrant, mais aussi un crime aux yeux de la loi de tous les pays du
monde. Le respect éthique : Retournons uniquement au monde des arts martiaux.
Il a quelque temps déjà , j’ai moi-même vu des enseignants qui, même avec
près de vingt ans d’expérience, ne tenaient aucunement compte des ces
quelques règles de bases sur le respect dans un dojo. Un maigre salut automatisé,
à l’entrée et à la sortie. Un salut qui soit dit en passant, n’était pas
exigé à leurs élèves. Il n’y avait aucune discipline sur les comportements
avant et après les cours. Des comportements très inappropriés de la part de
certains enseignants face à leurs élèves et inversement, l’absence totale
de l’appellation « senseï » lorsqu’on s’adresse à un
professeur. Rien, aucune véritable éthique appliquée, dans ce dojo de karaté
théoriquement traditionnel et un peu puriste parfois, drôle de mélange! Il y
avait uniquement certaines pâles copies, dénudées de sincérité, répétée
et répétée beaucoup plus par habitude que par véritable conviction. Quel genre d’élèves ce type d’enseignement
donnera, je vous laisse en juger vous-même … Pour ma part, je trouve cette
situation désolante et peu optimiste. Je comprends que certains enseignants soit plus ou
moins enclins à perpétuer certains rituels qui sont, selon eux, désuets. Ce
serait irrespectueux et prétentieux de ma part de juger leur manière de
diriger une école, mais je crois que certains rituels qui prônent le respect
que ce soit, du dojo, des professeurs ou des partenaires de travail ou collègues,
sont essentiels. Ceux-ci pourraient
être à la rigueur adaptés au besoin d’aujourd’hui, mais sans certains
d’entre eux, je trouve difficile de transmettre adéquatement cette notion
avancée de respect que l’on retrouve dans les arts martiaux. Certains puristes me considéreraient comme un
monstre d’irrespect, probablement vu mon application plus ou moins correcte
des rituels traditionnels japonais. J’en suis bien conscient et demeure humble
devant ceux qui ont ces connaissances et qui ont choisi de les appliquer à la
lettre. Pour ma part et celle de mes collègues, au sein du Namaki ryû nous
faisons tout notre possible pour garder le meilleur équilibre possible entre la
tradition pure et dure, et le relâchement complet. Certains
de nos rituels tels que la manière d’attacher sa ceinture avec un genou au
sol, ou bien la méditation individuelle en mokuso avant chaque début de cours,
ne sont pas exigés aux élèves. En tant que senseï et dirigeant de l’école,
je m’efforce de les garder vivante en les pratiquant moi-même le plus assidûment
que possible. Voici les rituels qui sont exigées au sein du Namaki ryû. ·
Le
salut à chaque entrée et sortie du dojo. Celui-ci est fait par respect
pour l’endroit où l’on vient apprendre. C’est aussi une manière de
couper avec la vie extérieure et permets ainsi d’oublier que le dojo n’est
en fait qu’un simple gymnase. Il
s’effectue les pieds joints et les mains le long du corps, en inclinant le
buste et en baissant les yeux et la tête. Malgré tout, la façon de le faire
est peu importante pourvu qu’il soit sincère. Il est aussi utilisé chaque
fois que l’on entre ou sort d’un tatami ·
Le
salut au début et à la fin de chaque kata Celui-ci est fait par respect
pour le kata lui-même, ceux qui l’ont perpétué, et évidemment pour
symboliser le combat en saluant les adversaires. Il montre aussi la pratique
sincère du kata ce qui le distingue d’une simple chorégraphie de mouvements.
Il se fait en position Musibi dachi et le regard est fixé droit devant. ·
Le
salut entre personne Celui-ci est fait par respect
les uns envers les autres. C’est le plus important de tous. Si quelqu'un vous
salue, vous devez, et ce, sans exception, y répondre en saluant à votre tour.
Un manque intentionnel à ce code d’éthique est considéré comme une faute
grave. Les oublis, lorsque non fréquents, sont tolérés. Au sein du Namaki ryû,
nous l’effectuons de la manière chinoise, sois le poing droit dans la main
ouverte gauche. Nous regardons droit dans les yeux de la personne à qui on le
fait, ce qui pour nous, est un signe de sincérité et non de méfiance. Il se
prête à toutes les occasions, lorsqu’on travaille avec un partenaire,
lorsqu’on pose une question ou que l’on désire parler à un senseï, avant
et après un combat. Le buste n’est pas obligé d’être incliné sauf en
combat. ·
Le
salut en mokuso Ce salut traditionnel japonais marque le début et
la fin du cours. Il peut se faire aussi entre deux personnes. C’est le salut
le plus respectueux du Namaki ryû. Il se fait en position mokuso, au signal
d’un des senseïs ou de l’élève le plus avancé de l’école. L’on
place les mains devant sois formant un triangle avec les deux pouces et les deux
index, puis ont s’incline bien bas. Il signifie plusieurs choses pour nous
dont, la gratitude mutuelle et de respect profond entre les élèves et les
professeurs. Il peut s’agir aussi d’une marque de respect envers les maîtres
du passé. Une variante de ce salut existe d’une personne à
une autre. En répondant à une question ou une accusation face à un maître,
et ce, dans certaines circonstances bien précises uniquement. C’est un
symbole de respect, de soumission et de servitude, et/ou de reconnaissance. Mais
ce dernier n’est que très rarement utilisé. ·
Le
salut entre personne (non obligatoire et alternatif.) Celui-ci est fait par respect les uns envers les autres ou lorsqu’un élève ou professeur s’adresser à plus haut gradé que lui. Celui-ci très rarement utilisé, est employé lorsqu’un élève croise un professeur en dehors du dojo. Plus discret, il facile une marque de respect sans toutefois être trop étrange dans la société occidentale qu’est la nôtre. Il est principalement utilisé lors d’une question. C’est un symbole d’humilité face à son interlocuteur. Il ce fait une main tendue devant sois, un peu comme un shuto (différente variante très peu importante existe. Cette position est tenue tant que la conversation durera entre l’élève et le senseï). Au début et à la fin de la conversation, les deux parties inclinent la tête. Il n’est pas exigé par le Namaki ryû. L’appellation senseï et sempaï ou
autre titre
Lorsqu’un élève s’adresse à un senseï, l’on se doit de le faire
respectueusement, en saluant et en ayant un langage, une attitude et un maintien
correct, le tout en les nommant par leurs titres avant leurs prénoms ou leurs
noms ou simplement par leurs titres. C’est une marque de respect tout
simplement. Il y aurait encore tant de choses à dire sur le
respect, mais je crois que par ce texte j’ai fait le tour des principaux
sujets. Je vous laisse donc vous faire votre propre opinion sur le sujet. Votre dévoué
O-senseï Anthony
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