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Mot du mois MACOMBRES Bonjour
à vous tous chers amis de longue date, Des
cris déchirants, des mères et des enfants pleurant à chaudes larmes, des
hommes poings et dents serrés d’appréhension. Non ce n’est pas la troisième
guerre mondiale, C’est le rentré des classes! Qui dit, rentrée des
classes, dit aussi….RENTRÉE DU KARATÉ… youpi!!!!!! L’été
sous-marin que nous avons vécu est maintenant derrière nous. Il commence à
faire plus froid, bientôt les premières neiges couvriront de leurs blancs
manteaux ce gazon aux proportions de forêts amazoniennes. Et le mois de
septembre n’est pas encore arrivé… Qu'à cela ne tienne Étienne, enfilons
en presse nos gants et nos tuques et attelons-nous à cette nouvelle saison qui
s’offre à nous. J’ai travaillé très fort afin de vous mitonner une
rentrée digne de ce nom. Malgré tout, il me reste fort à faire donc je serai
bref… (Pffff pas si sûr J) J’aimerais
tout vous dire, mais je vous laisserai le bonheur de le découvrir lors de vos
premiers pas dans le dojo… donc de quoi vous parlerais-je? Mais oui parsis! De
la culture des potirons!... Mais non, je taquine votre intellect affûté et
vous racontant de veines clowneries, mais au fond, pourquoi pas? Je vous
parlerai donc des macombres. De quoi? Me dites-vous un brin d’inquiétude
dans le regard? Vous avez bien lu. Je vous rassure, ce n’est pas la mutation
entre un zucchini et un concombre. C’est tout simplement mon groupe d’élite
qui apparemment a changé de nom. Pourquoi? Simplement que, pendant mes
vacances, j’avais le choix entre, remodeler le Namaki ryû ou, faire de la
plonger sous-marine dans mon jardin. Vous devinerez que, puisque la culture de
carotte palmée et de concombre à branchies n’est pas encore au point, j’ai
donc décidé d’opter pour mon premier choix. Il
y a quelque temps déjà, un groupe élite fut sélectionné au sein du Namaki
ryû. Depuis peu, les membres de ce même groupe portent un nouveau titre; celui
de Macombres. Pour ceux s’interrogeant sur l’identité de mon « Pusher »,
vous repartirez bredouille, car, dans la plus véritable des vérités, je
n’en ai jamais pris, ni même, respiré accidentellement. Non! La
clé de mon imagination bouillonnante se trouve dans de multiples choses fort
plus intéressantes et dont je partagerai avec vous aujourd’hui l’un des
secrets; les livres. Vous
vous direz assurément, quoi? Ce nain à l’air louche sait lire! Et bien oui,
je sais lire et même plus. Je sais aussi, compter et recompter jusqu'à douze
mes doigts de pied, écrire avec passion des lettres coquines à mon épouse et
bien sûr, faire des bulles dans un bon grand verre de lait bien froid (mais
uniquement s’il est accompagné de biscuit Oréo…Hum mm!!!) Trêve de
fantasme culinaire, allons-en aux faits. En réalité, depuis un âge
incertain j’arpente les spires de l’imagination en m’adonnant au plaisir
solitaire qu’est; Bref!
C’est en attaquant la triple trilogie de Pierre Botero (la quête d’Ewilan,
les Mondes d’Ewilan, le pacte des Marchombres) que j’y ai découvert une
guilde secrète portant le nom de Marchombre. Ceux-ci mon séduit par leur
vision de la vie et leur façon d’être. Pierre Botero a, en quelques
lignes bien placées, su décrire ce qui était pour moi l’incarnation littéraire
d’un véritable artiste martial. Je vous laisserai par vous-même le plaisir
de déguster, et ce, à petite gorgée, cette magnifique épopée. Vous y découvrirez,
avec joie je l’espère, cette guilde dont je vous parle. Pour
ma part, j’avais déjà créé le groupe élite et, témoin à l’appui, déjà
esquissé mes attentes hors de l’ordinaire pour mon groupe. Peu enclin à
nommer mes élèves « élite », ce qui pour moi est d’une prétention
et d’une arrogance innommable, je cherchais dès lors un nouveau nom pour ceux
m’offrant sans condition, deux ans de leur vie. À ce moment-là, mon petit
hamster aux gros mollets n’en menait pas large… et là, comme une mouche
dans un windshield, ça m’a frappé. Bien que foncièrement différents et,
qui plus est, dans un monde imaginaire, mon groupe et celui de l’auteur se
ressemblaient irrémédiablement. Cela me tracassa quelques nuits et
j’ose avouer que cela m’a coûté aussi une rechute dans l’enfer de la
consommation d’ongles. Un
matin, je fus libéré comme par enchantement. Mon groupe élite, mes chéris,
mes tout-petits, allaient se nommer des « macombres ». Vous aurez
noté ici la différence de syntaxe. Ce n’est ni la fatigue, ni la
distraction, ni même le pois chiche ruisselant qu’est mon cerveau qui me fit
prendre cette formulation. Non! Il était tôt, j’étais reposé et les
effluves de l’alcool n’assombrissaient pas encore mon esprit. Donc, la
question se pose; pourquoi? Simplement, pour faire une différence entre
l’imaginaire et la réalité (et aussi, car ça ce prononce mieux pour moi,
sombre inculte doublé de cancre que je suis). Je
me suis inspiré des personnages de Pierre Botero, certes, mais mon but n’est
pas une matérialisation de ceux-ci. Ce n’est en fait que pour donner un nom
qui, dans son essence, avait un sens profond et qui se résume en un seul mot;
liberté. Liberté? Me direz-vous les yeux aussi ronds que ceux de ma fille découvrant
une poigné de mûres bien juteuses (prête à être englouti d’un seul trait
(et/ou écrasé et éparpillé sur son visage ou sur l’une de ses nombreuses
robes)) et bien, faute de me répéter, oui, liberté! La liberté d’être, la
liberté d’agir et de penser, la liberté du corps et de l’esprit par son
ultime union. Voila ce que sont, et seront, le groupe des macombres; des êtres
libres empreints d’humilité et de droiture. Dans
un cadre un peu moins idéaliste, ils auront aussi la fonction de représenter
l’école lors de présentation publique ou bien lors de compétition amicale.
Bien que nous ne ferons jamais de cette dernière raison notre cheval de
bataille, il n’en est pas moins sûr que nous profiterons certainement du
talent de ces jeunes gens pour rendre visite à nos amis de Saint-Raymond lors
de leur compétition annuelle. Sur
ces chers amis, je vous souhaite une excellente journée et une bonne rentrée. Sensei
Anthony Morin
À lire également les autres articles de O Senseï Anthony¨: Le mot du mois
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